Newsletter de bilan du 6e colloque dEFI 21

19 juil

Vous pouvez téléchargez ici la newsletter du 6eme colloque dEFI 21.

Celle-ci fait le bilan du colloque qui s’est déroulé sur 2 jours au mois de juin dernier et contient les différents actes de ces derniers.

Discours de Paul Jacquet

5 juil

Le colloque dÉFI 21 s’est déroulé les 23 et 24 juin dernier dans les locaux de l’OCDE. A cette occasion, Paul Jacquet, président de la CDEFI, s’est adressé aux participants dans un discours d’ouverture que vous trouverez ci-dessous.

Madame la Présidente, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, cher(e)s collègues,

Permettez-moi tout d’abord de vous souhaiter la bienvenue en ce lieu pour la tenue de cette nouvelle édition de notre colloque dEFI 21 des écoles françaises d’Ingénieurs. Quand nous avons créé voilà 6 ans déjà les colloques dEFI 21 au sein de la CDEFI, nous les avions pensé comme un lieu de rencontre entre les écoles d’ingénieurs et l’ensemble de leur partenaires, nationaux et internationaux, publics et privés pour réfléchir ensemble à la place des écoles d’ingénieurs et de leurs diplômés face au défis économiques et sociaux du 21ème siècle.

Ces colloques nous ont permis de nous interroger sur ce que nous sommes aujourd’hui et sur ce que nous voulons être demain. Ils nous ont permis de mieux comprendre l’environnement dans lequel nous évoluons et les enjeux auxquels il nous confronte. Ils nous ont permis d’acquérir la conviction que le rapport de nos établissements d’enseignement supérieur et de recherche à la société doit profondément changer. Et  je vous voudrais partager avec vous quelques éléments du constat que nous dressons et qui nous a conduit à adopter notre nouveau plan stratégique en octobre 2009.

Dans cette période de crise à laquelle nous sommes confrontés actuellement, des signaux forts nous sont adressés par la Société. Ces signaux quels sont-ils ? Il s’agit de cette désaffection des jeunes pour les matières scientifiques, de la perception que notre société a de la Recherche mais également du jugement porté sur la capacité de notre enseignement supérieur tout entier à être vecteur d’ascension sociale. La mondialisation – que nous le voulions ou non – nous fixe des impératifs de compétitivité et d’innovation.  Et ces trois constats sont autant de handicaps qui nous pénalisent pour atteindre ces objectifs.

Ce constat existe ailleurs dans le monde. Mais il a une portée toute particulière en France et des raisons bien spécifiques d’exister.

Si nous sommes aujourd’hui confrontés à cela, c’est d’abord parce que notre enseignement supérieur et notre recherche a souffert pendant des années d’un manque d’attention. Mais nous ne pouvons nous en tenir là car depuis plusieurs années maintenant, les gouvernements successifs ont consenti en notre direction de un effort important que nous appelions de nos vœux et que nous avons soutenu. Mais toutes ces réformes ainsi engagées si elles ont été guidées par des objectifs de compétitivité et d’attractivité internationale louables souffrent, à mon sens, d’un défaut originel, celui de ne concerner que le monde académique. Nous n’avons pas su – ou peut être pas voulu – penser ces réformes en y associant nos partenaires.

Cette attention toute particulière que nous avons portée à rester entre nous a pourtant de lourdes conséquences. Elle nous a progressivement éloigné des attentes de la société. La question de l’insertion professionnelle et de la place que nous lui accordons est à ce sujet symptomatique. Songez qu’il nous aura fallu attendre 2007 pour que l’insertion professionnelle figure parmi les missions de nos établissements alors-même que le chômage des jeunes est l’une des préoccupations premières des français et ce depuis plus de 20 ans. Or c’est bien dans notre capacité à proposer à un avenir professionnel à nos jeunes que doit aujourd’hui se juger notre réel pouvoir d’ascension sociale. C’est également cette volonté permanente de nous tenir hors du jeu qui a progressivement contribué à la dévalorisation de l’image de la recherche dans la société.  La science fait peur parce qu’elle n’a pas su s’expliquer en dehors du cercle restreint des scientifiques. Pourtant, c’est  l’une de ses missions premières que d’œuvrer justement à de nouvelles découvertes utiles à l’épanouissement et au bien-être de chacun. La promotion de nos travaux de recherche et leur valorisation dans le secteur économique, ne sont pas du temps perdu.

Les propos que je tiens pourraient laisser croire que je ne reconnais aucune qualité à notre système. Il n’en n’est rien, bien au contraire. Nous avons une communauté scientifique de tout premier plan et reconnue internationalement. Notre école de mathématiques est parmi les toutes meilleures au monde. Idem pour ce qui concerne la physique, la Chimie et bien d’autres domaines encore. Pourtant nous avons laissé se créer un hiatus entre la réalité de ce que nous sommes et la perception que nous en donnons. Entre la qualité de notre recherche et sa valorisation pour concourir à la compétitivité économique de notre pays. Un exemple : En 2005, la France et la Corée du Sud comptaient approximativement le même nombre de publications scientifiques dans le domaine des micro-nano… mais la Corée du Sud affichait aussi 8 fois plus de brevets que nous dans ce domaine !  C’est ce hiatus qui est aujourd’hui notre principal handicap pour être innovant.

Nous avons pensé la réforme de notre enseignement supérieur en vase clos, entre universitaires, autour de notre vieux clivage universités – grandes écoles qui n’a plus beaucoup de sens vue de l’extérieur mais qui est si pratique quand on ne veut pas se poser les vraies questions, la vraie question : celle du rôle que notre enseignement supérieur et notre recherche a à jouer dans le développement économique et social de la France. Nous n’avons probablement pas encore pris la bonne mesure de ce qu’implique l’effort consentie par le pays en notre direction depuis près de 10 ans, avec la mise en place du LMD. Or toutes ces réformes nous interrogent sur les missions-mêmes de nos établissements et les réponses que nous serons en capacité d’apporter à une société plongée dans la mondialisation. J’évoquais précédemment la question de l’insertion professionnelle. Bien que l’on puisse regretter son inscription tardive parmi les missions qui nous incombent, sa seule reconnaissance par la Loi depuis peu est symptomatique du changement de paradigme auquel nous sommes confrontés et dont nous devons être les acteurs. La réforme de notre enseignement supérieur ne peut plus se limiter à un projet universitaire mais doit être un projet de société. Nous devons comprendre que l’ensemble de la mission qui nous est confiée – tant dans sa dimension de recherche que de formation – n’est pas une fin en soi mais l’un des moyens essentiels d’un projet global.

Il ne faut plus rester hors du jeu mais changer de terrain de jeu et assumer pleinement le rôle socio-économique de nos établissements. Ce mouvement sera forcément collectif. Et les universitaires et chercheurs que nous sommes auront à le conduire dans un partenariat toujours plus étroit avec les acteurs publics et privés locaux, nationaux et internationaux. Changer notre terrain de jeu, c’est nous ouvrir à l’extérieur et assumer notre mission de service public en répondant aux besoins de la société. C’est avant tout chercher de la cohérence, faire naitre des complémentarités, profiter des talents de chacun pour les mettre au service de tous. C’est en définitif miser sur la performance de nos projets avant de penser à la visibilité de nos structures.

Peut-être parce que c’est là notre nature intrinsèque mais certainement parce que les enjeux de la mondialisation nous obligent à une certaine lucidité, nous avons toujours défendu à la CDEFI une réforme de l’enseignement supérieur et de la Recherche qui prenne en compte et associe plus largement le pilier économique. Nous sommes convaincus que la compétitivité globale d’un pays, son développement économique et social repose sur cette complémentarité entre le monde académique et le monde économique. Cette complémentarité intervient à plusieurs niveaux.

Sur le plan de la formation tout d’abord. La mission qui est la nôtre en tant qu’établissement d’enseignement supérieur et de Recherche est de préparer au mieux une classe d’âge à la vie professionnelle. Or pendant trop longtemps, nous n’avons pas voulu admettre que la transmission du savoir n’a de sens que si elle s’accompagne d’un savoir-faire qui garantisse aux jeunes que nous formons l’ensemble des compétences utiles à leur réussite professionnelle future. C’est également dans notre capacité à offrir des formations adaptées aux enjeux modernes de l’économie que nous trouverons des solutions contre le chômage.

C’est aussi une complémentarité en matière de recherche qu’il nous faut renforcer. Il faut encourager nos laboratoires de recherche à travailler avec les centres de recherche des grands groupes industriels et à accompagner les PME parce que c’est là que nait l’innovation dont notre économie a aujourd’hui besoin.

Changer de terrain de jeu pour nos établissements c’est ainsi réduire la chaine de transmission entre nous et le reste de la société.

C’est un long cheminement mais pour la première fois nous avons une opportunité à saisir pour définitivement nous fixer ce cap. La mise en place de l’Emprunt national, rebaptisé récemment « Initiative d’avenir » est ce nouveau cadre de réforme qui nous manquait jusqu’alors. L’objectif est clairement affiché : le dynamisme économique de la France. La place importante accordée à l’enseignement supérieur et à la recherche ne laisse souffrir aucun doute sur les missions nouvelles qui sont les nôtres. L’approche en termes de projets préférée à notre habituelle création de structures nouvelles représente également une rupture importante pour encourager de nouveaux partenariats.

En effet, la question qui se pose à nous aujourd’hui n’est finalement pas tant celle de la recomposition de nos établissements dans de grands ensembles universitaires de 100 000 étudiants que la recherche de la cohérence entre acteurs pour répondre au mieux aux enjeux socio-économiques du pays. Or le syndrome de Shanghai est en train de nous enfermer dans une recherche sans fin d’établissements toujours plus grands, convaincus que nous sommes que notre enseignement supérieur n’est ni vu, ni compris de l’extérieur. Nous sommes ainsi devenus le seul pays du monde à chercher à accroitre la taille de nos ensembles universitaires pour les rendre plus attractifs en oubliant de nous poser finalement la seule vraie question : celle de l’utilité. Accroitre notre taille pourquoi pas, mais pour quoi faire ? C’est pour cela que nous saluons, à la CDEFI, cette approche par projets prévue par l’initiative d’avenir.

Nous ne sommes pas hostiles au regroupement. Au contraire, c’est un mouvement régulier parmi la population de nos écoles et que nous encourageons. Mais être visible avant tout, c’est être compréhensible, être lisible car c’est là le gage d’une réactivité accrue indispensable à toute recherche de compétitivité. Nous sommes ainsi convaincu qu’il faut préférer à toute velléité d’établissement unique de site la création de pôles technologiques clairement identifiables et réunissant de façon cohérente tous les acteurs de l’ingénierie d’un même site. Ces regroupements peuvent prendre des formes diverses mais ils doivent tous être mus par une recherche de cohérence accrue dans leur offre de formation et leur capacité de recherche. Parce qu’ils doivent devenir les interlocuteurs naturels des partenaires locaux qui les environnent pour créer un espace d’innovation.

Car le regroupement de l’ingénierie d’un site en un pôle unique ne saurait être une fin en soi. Ils doit au contraire susciter la prise de conscience d’intérêts partagés en matière d’innovation et par là même encourager l’émergence d’alliances locales à géométrie variables et entre partenaires d’horizon diverses autour d’un projet partagé. Il doit encourager la prise de conscience d’un intérêt partagé que seuls peuvent naitre des regroupements utiles parce que les acteurs y vont conscients d’y trouver les forces de leur partenaires utiles à estomper leur faiblesse.

C’est pourquoi les regroupements ne peuvent ni se décréter, ni se limiter à des alliances uniquement entre établissements d’enseignement supérieur. C’est là le principal reproche que nous adressons notamment aux Pôles de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES). Les regroupements doivent au contraire naitre au plus près des territoires de la rencontre d’acteurs de milieux différents Universités, écoles, organismes de recherche chacun amenant sa spécificité pour enrichir l’ensemble. C’est ce que le rapport Blanc appelait les écosystèmes de la croissance ? C’est ce vers quoi nous devons tendre en acceptant qu’il n’y ait pas un modèle unique en France mais autant de modèles que de bons projets pour innover. Il faut libérer les énergies. Il faut encourager l’engagement local pour la compétitivité globale.

C’est de tout cela dont nous souhaitons débattre durant les deux jours qui viennent à l’occasion de ce colloque. Changer de terrain de jeu c’est avant tout s’ouvrir sur l’extérieur. C’est pourquoi le choix du lieu dans lequel nous vous accueillons n’est pas anodin. Si nous ne devons pas penser l’avenir de nos écoles, de notre enseignement supérieur, entre universitaires uniquement, nous devons également le faire dans un souci permanent de comparaison internationale parce que l’économie est aujourd’hui mondialisée et qu’il faut en être un acteur plutôt que de la subir.

Cette première journée qui s’ouvre est donc placé sous le signe du constat et de l’expression des besoins. Un constat international tout d’abord visant à mieux comprendre comment nos principaux partenaires étrangers abordent également les défis de la mondialisation. Une expression des besoins économiques ensuite autour d’une discussion avec quelques uns des plus grands groupes industriels internationaux. C’est à la lumière de ces éléments que nous aborderons demain la question de ce que nous devons être et des moyens les mieux adaptés pour y parvenir. Je ne doute pas que ce colloque ne déroge pas à sa tradition et que les débats que nous aurons seront une nouvelle fois autant d’éléments utiles à enrichir notre réflexion. C’est pourquoi je voudrais remercier chaleureusement l’ensemble des intervenants qui ont bien voulu répondre favorablement à notre invitation et particulièrement le Président Steger, le Docteur Holbrook et le professeur Glass qui ont bien voulu accepter de passer ces deux jours en notre compagnie.

Vous l’aurez compris, mes cher(e)s collègues, cette sixième édition du colloque dEFI 21 n’a jamais été aussi proche de l’actualité que cette année. Notre souci permanent de faire se rencontrer dans ce cadre nos écoles et leurs partenaires publics et privés n’a jamais eu autant de sens. C’est pourquoi je voudrais vous remercier d’avoir su vous mobiliser malgré les grèves pour être ici aujourd’hui. Je vous souhaite d’agréable travaux.

Philippe Gillet

15 juin

Philippe Gillet a été directeur du cabinet de Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de mai 2007 à mars 2010. Cet ancien directeur de l’ENS de Lyon et ancien président de l’ANR (Agence nationale de la recherche) a été nommé vice-président pour la formation et la recherche à l’EPFL (Ecole polytechnique fédérale de Lausanne), depuis le 1er avril 2010.

Ancien élève de l’ENS (Ecole normale supérieure) de la rue d’Ulm (1979-1983), il obtient une licence, une maîtrise et un DEA de géophysique aux universités de Paris 6 et 7. Il est docteur d’Etat en sciences de la terre en 1987 à l’université de Rennes 1 et y enseigne en tant que professeur de géophysique de 1988 à 1992. A partir de 1992, il est professeur de sciences de la terre à l’ENS Lyon. Il a été membre junior de l’Institut universitaire de France de 1993 à 1998.

Nommé directeur adjoint en 1998, il dirige parallèlement de 2001 à 2003 l’Institut national des sciences de l’univers du CNRS. Il a été membre du comité scientifique d’étude des échantillons martiens (1999-2002) et membre du conseil scientifique du bureau de recherches géologiques et minières (2000-2002).

Ses travaux de recherche couvrent des champs disciplinaires aussi variés que la physique des minéraux à hautes pressions, les interactions entre bactéries et minéraux ou l’étude des météorites et poussières cométaires. Il devient directeur de l’ENS (Ecole normale supérieure) de Lyon en mai 2003.

Distinctions : chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur, médaille pour la recherche d’excellence de l’European Mineralogical Union, médaille de l’ENS Lyon, Fellow de la Mineralogical Society of America, Prix Furon 2000 de la société géologique de France et docteur honoris causa de l’université de Montréal.

Charles W. Steger

9 juin

Charles Steger is the 15th president of Virginia Tech, the university where he earned his bachelor and master’s degrees in architecture and a Ph.D. in engineering.  After working as a professional architect and planner, Dr. Steger’s passion for teaching led him to return to Virginia Tech to teach in the College of Architecture and Urban Studies.  He subsequently served as Dean of that college (1980-1992) and Vice President for Development and University Relations (1993-1999) before being named President in 2000.

Under President Steger’s leadership, the university has charted a course to expand its research enterprise and establish Virginia Tech among the nation’s top research universities.  Since he became president, the university’s annual research expenditures have increased 300 percent, the Virginia Bioinformatics Institute was created, and the Virginia Tech Carilion School of Medicine and Research Institute was established.  In addition, construction is in progress on a major research facility in Arlington, Virginia, and a Center for the Arts on the Blacksburg campus.

Among his most recent publications are book chapters on the topics of the business of education and the university presidency.  He is a Fellow in the American Institute of Architects.  The New Century Technology Council awarded him its 2004 Compass Award for visionary thinking and leadership in the field of information technology.  In 2006, he was invited to give a presentation on “Transforming Education to Meet Global Challenges” at the Public Services Summit@Nobel Week 2006 sponsored by  Cisco Systems and the City of Stockholm.

Dr. Steger recently finished a term as chairman of the Virginia Council of Presidents and has been appointed by five Governors of Virginia to serve on various boards dealing with higher education, homeland security, information technology, and international education.  He was recently named to the Governor’s Commission on Higher Education Reform, Innovation, and Investment and to the Innovation and Entrepreneurship Investment Authority.  In addition, he serves on the boards of a number of public and private organizations, including the board of the Jefferson Science Associates, which oversees the Jefferson National Lab, and the Senior Advisory Group of the Northern Virginia Technology Council Board of Directors.  He is also President of the Council of Presidents of the Southeastern Universities Research Association (SURA) and a member of the Economic Club of Washington.  Dr. Steger is the 2009 recipient of the Chief Executive Leadership Award conferred by the Council for the Advancement and Support of Education (CASE), District III, for outstanding leadership and service in support of education, and the 2010 recipient of the Michael P. Malone International Leadership Award from the Association of Public and Land-Grant Universities (APLU).

Alain Bravo

8 juin

Alain BRAVO, directeur général de SUPELEC depuis septembre 2004, est diplômé de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole Nationale Supérieure des Télécoms. Il a d’abord exercé au Ministère des Postes et des Télécommunications pendant quinze ans, où il a été nommé au grade d’Ingénieur Général des Télécommunications.

Il a ensuite consacré dix années à la Générale des Eaux où il a créé la SFR dont il a été Président Directeur Général de 1988 à 1992, avant une seconde expérience d’entreprise de six ans à ALCATEL. En 2001, il a créé ABHEXIS, une entreprise personnelle de conseils et de réalisation en transferts de technologie. A ce titre il a dirigé la phase 1 de l’opération FutuRIS, prospective sur le système français de Recherche et d’Innovation (2003-2004). Alain Bravo est co-auteur avec Jacques Lesbourne et Denis Randet du livre « Avenirs de la recherche et de l’innovation en France » à la Documentation Française.

Il est également Chevalier de la Légion d’Honneur, Commandeur de l’Ordre National du Mérite. Il est membre de l’Académie des Technologies. Depuis février 2008, Alain Bravo est vice-président de la CDEFI en charge des relations internationales. Il est épaulé dans sa fonction par Jacques Gelas, délégué aux affaires internationales.

Jean Dorey

8 juin

Né le 25 mai 1951, Jean Dorey est diplômé de l’Ecole Centrale de Paris (promotion 1974). Directeur de l’Ecole Centrale de Pékin depuis octobre 2006, il a été préalablement délégué général du Pôle Universitaire de Lyon de début 2005 à septembre 2006, devenu en 2007 le Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES) de Lyon.

De juillet 1999 à fin 2004, il a été directeur de l’Ecole Centrale de Lyon. En parallèle de cette fonction, il fut premier vice-président de la Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d’Ingénieurs (CDEFI) de mars 2002 à septembre 2004.

Entré en 1975 à EDF, il occupa diverses fonctions, d’abord à la direction de la recherche puis à celle de l’équipement, dans le secteur nucléaire ; il a également exercé des activités hors d’EDF, de 1991 à 1994, à la DATAR, d’abord comme directeur-adjoint du réseau européen des bureaux étrangers, puis comme chargé de mission, responsable de l’accueil en France des investisseurs étrangers.

A noter qu’il fut également vice-président du Conseil Economique et Social de Rhône-Alpes de novembre 2001 à octobre 2006 et auditeur de la 134ème session régionale de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale en 1998.

En septembre 2009, à l’occasion du 60ème anniversaire de la République Populaire de Chine, il s’est vu décerner le Prix de l’Amitié par le gouvernement chinois.

Jean-Claude Duriez

7 juin

Jean-Claude Duriez, né le 16 juillet 1946, est directeur de l’Ecole des Mines de Douai depuis mai 2005 et membre de la commission permanente de la CDEFI. Il est aussi Président de la commission « Ecoles d’Ingénieurs et Territoires ».

De même, il est vice-président de la Conférence Régionale des Grandes Ecoles du Nord Pas de Calais, président du Groupement d’intérêt scientifiques Sites, sols et sédiments pollués, vice-président du PRES université Lille nord de France et président de l’agence de développement économique du douaisis.

Il débute sa carrière dans le privé dans le secteur du BTP, puis rejoint le ministère en charge de l’industrie. Il s’oriente, en 1986, vers l’enseignement supérieur d’abord dans son administration d’origine (mines d’Alès et d’Albi) puis au Ministère de l’Education nationale (directeur de l’école des mines de Nancy en 2001).

Dès 1994, il reçoit successivement la décoration de Chevalier des Palmes Académiques, Chevalier dans l’ordre du Mérite, Officier des Palmes Académiques, Chevalier dans l’ordre de la légion d’honneur le 13 mai 2005 et commandeur des Palmes Académiques en 2009.

Richard Yelland

7 juin

Richard Yelland dirige la Division de la gestion et des infrastructures dans l’enseignement au sein de la Direction de l’éducation de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Cette division gère le Programme sur la gestion des établissements d’enseignement supérieur (IMHE) et le Centre pour des environnements pédagogiques efficaces (CELE).

La Direction de l’éducation a pour mission d’aider les membres et les partenaires à dispenser à tous et tout au long de la vie une formation de qualité, qui contribue à l’épanouissement personnel, à la croissance économique durable et à la cohésion sociale.

L’objectif de l’IMHE est d’analyser la gouvernance, la gestion stratégique des établissements d’enseignement supérieur et l’évolution de leur rôle dans la société, et par ce moyen de concourir à l’amélioration de l’enseignement supérieur.

La mission du CELE est d’améliorer l’éducation en maximisant les avantages socio-économiques que procurent les investissements dans les environnements pédagogiques ainsi que dans les technologies nouvelles qui s’y rapportent.

Richard rejoint l’OCDE en 1986 après avoir occupé, au sein de ce qui était alors le ministère de l’Education et des Sciences du Royaume-Uni, plusieurs postes dans les domaines de la politique et de l’administration de l’enseignement. Entre janvier 1997 et mars 1998, il est détaché à l’Université d’Adélaïde (Australie-Méridionale).

Richard, qui est né et a suivi sa scolarité en Angleterre, est diplômé de l’Université de Cambridge. Il est marié à Anne : ils ont trois enfants.

Jeffrey T. Glass

7 juin

Jeffrey T. Glass is the Sr. Associate Dean of Education and a Professor in the Department of Electrical and Computer Engineering in Duke University’s Pratt School of Engineering. He also holds the Hogg Family endowed chair in Engineering Management and Entrepreneurship. Formerly, he was the Co-Director of The Institute for the Integration of Management and Engineering at Case Western Reserve University (CWRU) and held the Joseph F. Toot, Jr. endowed chair in the Case School of Engineering.

Jeff received his Bachelors and Masters degrees from Johns Hopkins University, and a Ph.D. in Materials Science and Engineering from the University of Virginia. He also received an MBA from Duke University’s Global Executive (GEMBA) program. His current appointment involves research in electronic and biological materials as well as the development of joint educational, research and technology transfer activities related to the intersection of business and technology.

He consults and holds advisory board appointments with various companies in materials-related areas. Prior to his appointment at CWRU, he was the Vice President of R&D for Kobe Steel USA Inc. with a focus on electronic materials. Prior to joining Kobe Steel, he was a tenured faculty member in the Department of Materials Science and Engineering at North Carolina State University and continues to hold an adjunct appointment with that department. He has been involved in the study of Innovation Management in technology-based organizations with a focus on the early stages of technical development.

He has held an adjunct appointment at the Kenan Flagler Business School at the University of North Carolina where he has taught an executive MBA course in Managing Innovation. Jeff’s technical research has focused on the growth and characterization of thin films for electronics, primarily diamond, Zinc Oxide and Silicon Carbide. Chemical vapor deposition, sputtering, materials analysis and electronic properties are his areas of interest. He has published over 100 papers and book chapters, edited seven books and is a co-inventor on 14 patents. He has been a short course instructor for several professional societies and companies and has organized numerous conferences. He has given over 50 invited presentations in 12 different countries. He served as a member of a Presidential Science Advisor’s committee for the assessment of diamond technology in Japan and has received two teaching awards and the National Science Foundation Presidential Young Investigator award.

Etienne Craye

7 juin

Etienne Craye dirige depuis octobre 2005 l’École centrale de Lille, où il était directeur adjoint en charge des relations entreprises entre 2004 et 2005 et préalablement Directeur des Etudes.

Ingénieur de l’IDN (Institut industriel du Nord, aujourd’hui École centrale de Lille) en 1984, il obtient un DEA (diplôme d’études approfondies) d’automatique/informatique industrielle la même année. Il est ensuite ingénieur d’études à l’IDN de 1985 à 1989 et passe son doctorat d’informatique industrielle en 1989

Maître de conférences jusqu’en 1995, il devient professeur des universités à Centrale Lille, où il enseigne l’informatique industrielle.

Il dirige l’équipe de recherche « Optimisation et Supervision des Systèmes complexes » au sein du LAGIS (laboratoire d’automatique, génie informatique et signal). Étienne Craye est membre élu la commission permanente de la CDEFI (Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs) depuis 2006. Il préside la Conférence Régional des Grandes Ecoles du Nord Pas de Calais depuis 2009.

Il est chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques.

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